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Compte-rendu de la réunion du 15 janvier 2008 Le premier exposé est présenté par Emily DUBOURG. Cet exposé aborde la reprise de la conduite automobile chez les patients cérébro-lésés : quelle est la place de l’évaluation neuropsychologique. Étude de cas. L’exposé débute par une présentation de la théorie de la conduite automobile et en particulier du contrôle attentionnel. L’évaluation neuropsychologique n’a pas de valeur prédictive mais permet une mise en évidence des déficits cognitifs. Cette évaluation est nécessaire mais non suffisante et doit être complétée une mise en situation. L’approche doit être multidisciplinaire, médicale, neuropsychologique et complétée par une évaluation sur un simulateur ou en situation c'est-à-dire auto-école. Emily DUBOURG présente trois cas de patients cérébro-lésés. En conclusion les tests utilisés pour évaluer les déficits neuropsychologiques en vue d’une reprise de la conduite automobile doivent être encore améliorés, en particulier sur le plan attentionnel. Cette évaluation est indispensable avant examen du patient par la Commission du Permis de Conduire. Il serait souhaitable de prévoir un suivi des patients cérébro-lésés après régularisation du permis de conduire. Le deuxième exposé est présenté par Geneviève LYARD : « Les séquelles neuropsychologiques chez les enfants opérés d’une tumeur cérébrale de la fosse postérieure » Madame LYARD fait un rappel sur l’anatomie de la fosse postérieure et le rôle du cervelet dans la cognition, en particulier dans l’attention et les fonctions exécutives. Elle précise les différents types de tumeurs rencontrés chez l’enfant et en particulier la prépondérance du médulloblastome qui est une tumeur maligne du cervelet nécessitant un traitement chirurgical complété par de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Les séquelles cognitives sont évaluées après chirurgie ou à distance du traitement complet : QI, attention, fonctions exécutives. On note en particulier une nette diminution du QI. Les facteurs de risque sont discutés en insistant sur le rôle de la radiothérapie. Les bilans et les résultats sont exposés. En conclusion le taux de survie est en augmentation, le rôle de la radiothérapie dans les séquelles neuropsychologique est important, nécessité d’améliorer la technique. Enfin l’évaluation neuropsychologique des séquelles est nécessaire pour permettre une prise en charge adaptée en particulier en milieu scolaire. Le troisième exposé est fait par Eric SORITA : «Troubles de l’orientation topographique : comparaison des performances d’une population de traumatisés crâniens graves entre environnement réel et environnement virtuel » Eric SORITA présente l’évaluation de la mémoire topographique chez les traumatisés crâniens et des définitions de la désorientation topographique en particulier désorientation topographique antérograde et rétrograde ainsi que des processus cérébraux sous-jacents. Il aborde la notion de représentation égocentrée ou allocentrée et présente les résultats d’une étude comparant les performances d’une petite population de traumatisés crâniens entre environnement réel et virtuel (projection sur un écran). Il conclut sur l’existence de troubles de la mémoire topographique chez les traumatisés crâniens graves et l’équivalence relative des performances entre réel et virtuel.
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